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5 plantes au secours des problèmes féminins



Les désagréments liés à la vie de femme ne sont pas toujours faciles à vivre. Ménopause, bouffées de chaleur, crampes d'estomac, bouleversements hormonaux... Heureusement à chacun de ces problèmes, il existe des solutions naturelles.

Traiter les symptômes de la ménopause avec l'actée à grappes noires

L'actée à grappes noires aurait des effets bénéfiques contre les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, l’anxiété ou la transpiration excessive. En association avec le millepertuis (hypercum perforatum), elle permettrait de lutter contre la dépression, un des troubles majeurs de la ménopause.  Le millepertuis contient un principe actif, l’hypericine qui agirait sur la régulation de l’humeur. De nombreuses études cliniques 1 ont prouvé son efficacité  dans le traitement de la dépression légère.

Il faut savoir que l’actée à grappes noires est reconnue par la commission E2  et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour son action positive contre les symptômes de  la ménopause.

Généralement, on retrouve les extraits normalisés  d’actée à grappes noires sous forme de gélules comportant 1mg de 27-déoxyactéine. On peut aller jusqu’à 4 gélules journalières d’extraits normalisés d’actée à grappes noires en tenant compte de la teneur en 27-déoxyactéine : 1mg / gélule.

Cette plante de la famille des renonculacées tient ses origines du sud-est du Canada et du nord-est des Etats-Unis.  Les Amérindiens l’utilisaient pour lutter contre les douleurs menstruelles et celles de l’accouchement. C’est en Allemagne et dès le XXème siècle que l’on commence à prescrire des extraits standardisés d’actée à grappes noires aux femmes ménopausées.  
Jusqu’au début des années 2000, la prescription d’hormonothérapie de remplacement était quasi-systématique en cas de ménopause. Elle était même censée prévenir les risques de maladies cardio-vasculaires.3 En 2002 lorsque l’étude américaine la Women's Health Inititiative (WHI)4  met en avant les liens de corrélations entre hormonothérapie de remplacement, cancer du sein et maladies coronariennes, de nombreuses femmes se tournent vers l’actée à grappes noires.


Le tribulus, partenaire de la libido

Lors d’une étude, le tribulus a augmenté le taux d’hormones sexuelles chez le rat.1 On le soupçonne  alors de remédier au dysfonctionnement sexuel de la femme et d'augmenter les performances sexuelles. L’usage du tribulus pour améliorer l’activité sexuelle est surtout fréquent dans les médecines d’Asie.

Cette plante exotique révèle son caractère par la résistance de ses graines pointues et de ses longues tiges. Provenant de l’Inde, on la trouve en Chine, en Afrique saharienne ainsi que dans le sud et le sud-ouest de l’Europe.

La ménopause se manifeste chez la femme généralement à partir de 45 ans. C’est une période particulière marquée par de grands changements tels que l'arrêt des règles et de l’ovulation. La ménopause s’accompagne de bouleversements hormonaux comme une baisse de la libido, le désir sexuel tendant à s’atténuer à cause de la diminution de la production des hormones féminines comme estradiol-17β. Ce manque de désir sexuel peut également apparaître durant la pré-ménopause.
Il serait d’autant plus influencé par les autres symptômes de cette dernière comme le stress ou l’anxiété.
En médecine traditionnelle chinoise l’activité sexuelle fait circuler l’énergie centrale dans tous le corps et  préviendrait  ainsi des maladies. Une sexualité épanouie serait un des facteurs d’une bonne entente et harmonie de couple.


Jambes lourdes, miser sur la vigne rouge !

La vigne rouge, surnommée la plante de la circulation sanguine, possède des feuilles vertes au printemps qui deviennent rouges flamboyantes en automne.  Les chercheurs se sont particulièrement penchés sur les oligo-proanthocyanidines (OPC) présents sur l’enveloppe des pépins, appartenant à la famille des flavonoïdes. Ils présentent d’importants bénéfices sur la santé puisqu’ils agissent comme antioxydants. Les extraits de pépins, sources d’OPC, soulageraient les symptômes liés à l’insuffisance veineuse et aux varices. Ils ont la particularité de diminuer l’inflammation en réduisant la perméabilité des vaisseaux sanguins.

Les OPC seraient capables de neutraliser les radicaux libres (= attaque des membranes cellulaires pouvant créer des maladies) avec une puissance largement supérieure à celle de la vitamine C et E. Ils se lient facilement avec le collagène, protéine à l’origine de la formation de la paroi interne des vaisseaux sanguins, préservant ainsi leur intégrité.1

On préconise de prendre des extraits de pépins de raisin à raison de 150 mg à 300 mg par jour. On les trouve généralement sous la forme de comprimés ou de capsules. Il vaut mieux s’assurer de la mention « normalisé en OPC » que doit porter l’étiquette.

Bon à savoir : pour lutter contre l’insuffisance veineuse et les varices, pensez à mettre vos jambes en mouvement à l’aide de la marche, du vélo ou encore de la natation.


Verveine et règles douloureuses

Prise de poids, gonflement de la poitrine, humeur maussade, rétention d’eau, mal de dos, mal de tête, nausées, vomissements, voilà autant de symptômes qui définissent l’arrivée des règles qui sont pour certaines femmes très douloureuses.

La répétition de cette période devient véritablement pénible à la longue mais il existe heureusement des solutions naturelles pour apaiser ces douleurs.

Parmi elles, la verveine, une plante qui soulagerait les crampes d’estomac liées aux règles douloureuses. Il n’existe pas de posologie d’extraits standardisés scientifiquement prouvée mais d'après l’usage traditionnel on préconise :

  • En gélule d’1000 mg à prendre pendant le repas accompagné d’un verre d’eau.
  • Après le repas, préparer une infusion de verveine dans une tasse d’eau chaude. 1 à 2 cuillères à café de feuilles de verveine soit l’équivalent de 1000 à 2000 mg.
  • Dans ¼ de litre d’eau chaude, disposez de 2 à 6 gouttes d’huile essentielle de verveine. Vous pouvez renouveler l’opération 2 fois par jour.
    Leur principe actif étant puissant, les huiles essentielles ne se consomment pas pures.

Les règles douloureuses ou dysménorrhée est liée à la sécrétion de prostaglandines favorisant l’expulsion de la muqueuse vaginale en contractant l’utérus. En général, les douleurs s’amoindrissent avec le temps mais lorsqu’elles sont trop aigues ou qu’elles s’accompagnent de symptômes inhabituels, saignements abondants ou présents entre les règles, n’hésitez pas à consulter votre professionnel de santé.


Ménopause : penser au houblon

La ménopause est marquée par la baisse de production des œstrogènes et des progestérones s’accompagnant de nombreux désagréments plus ou moins importants. Les bouffées de chaleurs sont les plus connues, touchant plus de 50% des femmes ménopausées1.

Pour lutter contre ce symptôme de la ménopause, le houblon se révèle être une bonne solution phytothérapique.

Sa composition en hopéine ou 8-prénylnaringénine, un important phytoestrogène compenserait la chute d’œstrogène à l’origine des bouffées de chaleurs des femmes ménopausées. Les phytoestrogènes interviennent dans l’organisme de la même façon que les œstrogènes mais à action variable.1

L’intensité des bouffées de chaleur varie d’une femme à une autre. Pour certaines personnes les symptômes tels que les suées ou les rougeurs peuvent être très incommodants. N’hésitez pas à en parler avec votre professionnel de santé.